Yoann Barbereau - Editions Stock

« La scène se joue non loin du lac Baïkal, où je vis, où j’aime, où j’ai la chance d’être aimé, à Irkoutsk, capitale de la Sibérie orientale. Des hommes cagoulés surgissent, c’est le matin. Ma fille crie. Elle a cinq ans. Je suis arrêté sous ses yeux, frappé ensuite avec science, interrogé, mais surtout frappé de ce mot ignominieux qu’il m’est pénible d’écrire : pédophilie. Sous les cagoules et dans l’ombre, des hommes veulent ma peau. Ils ont enclenché une mécanique de destruction, grossière et implacable, elle porte un nom, je le connais, le mot a été inventé par le KGB : Kompromat.



Anne Marie Garat - Editions Actes Sud

Un soir d'automne, Hélène se rend dans une petite station balnéaire de Gironde au volant de la voiture qu'elle a louée à Paris, décidée cette fois-ci à mettre enfin en vente sa vieille villa isolée sur la dune, achetée dix ans plus tôt à une institutrice depuis lors décédée. En se délestant de ce bien dont elle ne tire que tracas et tourments, Hélène pense évacuer les fantômes qui parasitent son existence de femme active, célibataire, nullipare, et satisfaite de l'être, ainsi qu'elle se le proclame.



Yohann Elmaleh - Editions Flammarion

Jo, la vingtaine, vit dans une cité à Crimée, où il a grandi avec sa bande de copains. Inscrit en licence de philosophie à la Sorbonne, il se retrouve vite tiraillé entre les convenances de ses études et les rudes manières de son quartier, noyant cette dualité dans les amours, l’alcool et la drogue. Une rencontre va agir comme un révélateur et faire découvrir au jeune homme une nouvelle ivresse salutaire, celle des mots.



Colombe SCHNECK. Editions Stock
« Nuits d’été à Brooklyn », c’est un roman d’amour, entre une jeune femme blanche, bourgeoise, juive (Esther), qui arrive à New York en 1991, et un homme plus âgé qu’elle (Frédéric), spécialiste de Flaubert, c’est un universitaire, il est marié et il appartient à la bourgeoisie afro-américaine de Chicago.
C’est une histoire d’amour qui va mal se terminer, c’est un adultère, mais ce n’est pas seulement une histoire d’amour, c’est une enquête sociale, politique, policière que va mener la jeune journaliste Esther. New York en 1991 c’est une ville sous tension raciale, c’est une ville très violente. Cette histoire d’amour va se heurter à ces tensions, à ce monde inconnu pour Esther qui arrive de Paris avec sa naïveté.



Gilles Rozier - Editions de l'Antilope
Romancier, Gilles Rozier fut durant vingt ans à la tête de la Maison de la Culture Yiddish devenue, sous son impulsion, une institution prisée du public et reconnue par ses pairs. C’est dans les murs des Editions de l’Antilope, fondée aux côtés d’Anne-Sophie Dreyfus, qu’il a reçu le Times of Israël à l’occasion de la parution de Mikado d’enfance (l’Antilope) : un roman délicat et touchant dont l’enfance nourrit la trame narrative. Ce qu’il faut de talent pour faire de l’intime une œuvre littéraire qui parle à chacun de nous…



Laurent Binet - Editions Grasset
Civilizations de Laurent Binet imagine l’échec de l’expédition de Christophe Colomb et la conquête de l’Europe par les Incas.
Civilization est le nom d’un célèbre jeu vidéo de Sid Meier. Les amateurs auront fait le rapprochement. Pour les autres, disons que ce jeu de stratégie consiste à incarner et à développer une « civilisation » historique, le but étant de surpasser les civilisations concurrentes. Le roman de Laurent Binet pourrait raconter une partie de Civilization : dans ce jeu, rien n’empêche les Incas de vaincre les pays européens, ce qui est, en gros, le scénario choisi par l’auteur.



Sorj Chalandon - Editions Grasset.
Jeanne est une femme formidable. Tout le monde l’aime, Jeanne. Libraire, on l’apprécie parce qu’elle écoute et parle peu. Elle a peur de déranger la vie.
Jeanne, qui a passé ses jours à s’excuser est brusquement frappée par le mal. « Il y a quelque chose », lui a dit le médecin en découvrant ses examens médicaux. Quelque chose. Pauvre mot. Stupéfaction. Et autour d’elle, tout se fane. Son mari, les autres, sa vie d’avant. En guerre contre ce qui la ronge, elle va prendre les armes. Jamais elle ne s’en serait crue capable.



Connaît-on jamais nos voisins ? Dans cet immeuble de Tel-Aviv, rien n’est moins sûr.
Pris entre désirs inassouvis et questions de principe, les personnages se débattent avec des luttes internes profondes qui semblent toujours les dépasser.



Foisonnant, érudit, baroque, évoquant rien moins que Saul Bellow, Tom Wolfe ou Philip Roth, un roman tout en excès et en humour, qui s’attaque aux épineuses questions de l’identité et de la religion, avec en fond une critique grinçante de l’Amérique d’aujourd’hui. Couronnée par le prix Sapir, une œuvre puissante, jubilatoire, mystique, un véritable morceau de bravoure littéraire.



Lorsque sa femme le quitte, emportant loin de lui leur jeune fils, Tadek voit sa vie se lézarder, rattrapée par la solitude. Sa mère, face à son désarroi, n'a qu'une rugueuse indifférence à lui offrir. Il n'a plus pour compagnie qu'un fatras de souvenirs, de cauchemars - et un fantôme, celui de son père, qu'il n'a pas revu depuis vingt ans.


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